Aventures dans le Caithness et le Sutherland
Dans le prolongement de deux années d'étude en Ecosse et de la publication il y a deux ans d'une fiction que j'ai imaginée dans la région des Highlands, le bilan d'un voyage de "retour au pays" !

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Retour vers les Highlands

J'avais utilisé ce blog lors d'un précédent retour vers les Highlands en 2008... A présent, se profilent de nouvelles aventures dans la même zone... Je propose à ceux qui veulent nous suivre de prendre le fil de ce blog sachant cependant que les connections ne seront pas forcément assurées dans ce secteur, que le temps passé à l'ordinateur est volontairement réduit et qu'une version plus "élaborée" (du point de vue textes et support photos) sera disponible après le retour...

Mais cependant, ce blog se veut d'abord un moyen d'échanges commode entre les membres de la famille, les amis et nous quatre qui avons la chance de nous retrouver en famille pour accomplir ce "raid écossais" cher à tous ! Et j'en connais parmi vous qui auraient été heureux de partir vers cet horizon que j'ai rendu si familier à mes proches depuis que je le fréquente (la première fois, le coup de foudre en 1979 !) A plus tard ! Le départ est en tout cas fixé de La Rochelle à 11h20, arrivée deux dix plus tard à Edinburgh, location immédiate et montée dans le grand nord entre Thurso et Wick dans le Caithness.



Publié à 17:44, le 19/07/2011, dans Voyage et écriture,
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Du voyage à la rentrée !

 

          Il faut bien se faire une raison, malgré le différé des articles de ce blog, le voyage en Ecosse a pris fin et la rentrée est bien là ! Comment ce blog va-t-il retrouver son rythme de croisière ?

          Les habitués savent qu'avant d'être un blog de voyage, il est consacré à l'évolution des créations diverses qui ponctuent mon quotidien. Alors, quoi de neuf ?... La suite demain, sur http://genese.over-blog.com/

          J'abandonne pour un temps les lecteurs de l'autre blog : http://highlandecosse.uniterre.com/

consacré aux voyages en général, mais je les invite à rejoindre over-blog où je trouve notamment que la qualité des photos est meilleure. Mon stock de photos d'Ecosse n'étant pas épuisé, je propose de continuer d'en feuilleter l'album.



Publié à 06:19, le 21/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Dernier jour à Edinburgh (mercredi 30.07)

 

            Fin du voyage. La voiture est retournée ce matin à 11H00. Retour à la civilisation, aux bus, à la faune des grandes villes. Et en même temps, sous des plaques de ciel bleu, la majesté d'une capitale sous l'aile de son château et des quartiers médiévaux du Royal Mile. Edinburgh s'apprête au grand festival annuel du « tatoo ».

              Quelques mouettes crient de la même voix que dans les falaises du brough. Les airs de cornemuse pour touristes, les boutiques à souvenirs, ajoutent leur note particulière et font défiler en version kitch toutes les images tellement plus précieuses et indicibles des Highlands.

              Nous passons du National Museum of Scotland au National Portrait Museum. L'occasion de retrouver quelques figures importantes et de retisser les derniers liens entre certains grands repères de l'histoire écossaise : Macbeth, Wallace, Robert the Bruce, Bonnie Prince Charlie, Culloden, Walter Scott, Robert Burns...

              Je finirai sur deux dictons écossais que le laisse à l'appréciation du lecteur et qui anticipent à leur manière sur la série de maximes entamée il y a quelque temps dans ce blog.

En Ecosse, quand on voit les nuages, c'est qu'il va pleuvoir. Quand on ne les voit pas, c'est qu'il pleut.

Many things have not been done because many things have not been attempted.

 



Publié à 07:20, le 20/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Descendre l’A9 (mardi 29.07)

 

             Pour reprendre l'avion, il n'y a qu'une seule route : l'A9, qui de Wick à Golspie, sinue à flanc de mer. A cette période de l'année, la circulation est dense et s'accentue quand on dépasse Inverness. Les portions de quatre voies sont plus nombreuses mais la route est dangereuse, et les camions roulent particulièrement vite. Le contrôle de vitesse semble moins actif qu'en France et certains véhicules dépassent allègrement les 80 Miles.

              Après les Highlands, à l'approche de Perth, le pays change radicalement de physionomie. Beaucoup d'arbres, de verdure. La beauté se montre sous des dehors plus « civilisés », moins sauvages.

              A la hauteur de Stirling, bifurcation en direction des Trossachs, montagnes boisées, routes parsemées de lochs. Le Loch Lomond n'est pas loin. C'est à Callander qu'on célèbre la mémoire de Rob Roy, le fameux rebelle si souvent mis en scène (à partir de Walter Scott) dans les romans et les films.

              Quel que soit l'endroit où le voyageur se promène en Ecosse, il trouve matière à l'histoire et à la réflexion romantique.

              On se souvient peut-être que c'est à partir de cette intuition que j'avais commencé ma relation avec l'Ecosse dès les années 80... Et elle n'est pas prête de s'arrêter là !

 



Publié à 06:18, le 19/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Des Templiers à Sinclair Girnigoe (mardi 28.07, matin) 2/2

 

              La question vient immédiatement aux lèvres : qu'est devenu le trésor des Templiers ? Y aurait-il sous Rosslyn Chapel (qui est une fausse chapelle construite davantage comme une réplique du Temple de Jérusalem) des documents d'une extrème importance ? Il faudrait mener des investigations sous la chapelle... Les Sinclair revendiquent leur bien mais se heurtent à une immense mauvaise volonté. Comme dans l'histoire ancienne, il semble que certaines révélations ébranleraient les fondements du dogme... Là encore, on n'est pas loin du scénario du Da Vinci code.

              Quoi qu'il en soit, les Sinclair affirment que les recherches par scanner ont révélé la présence de coffres dans le sous-sol de Rosslyn Chapel. Et il faudrait creuser pour en savoir davantage...

              Et Sinclair Girnigoe dans cette affaire ? Aux yeux de Ian qui vit dans l'intimité des murs, « intra-muros », il ne fait aucun doute que le château soit directement lié au Templiers. Au milieu du XVI°siècle, il rappelle que c'était un château d'une extrême importance, situé à un carrefour entre les royaumes du nord, celui des Scots, et des Gaëls. D'immenses richesses ont  circulé autour de cet édifice prestigieux.  Des échanges intenses ont eu lieu entre nord et sud. Lors de la guerre civile, au XVII°siècle, Cromwell a pris le contrôle de Sinclair Girnigoe avec le souci de mater toute velléité de résistance de la part des Ecossais toujours loyaux à l'égard de leur roi. Des pièces de monnaie de l'époque de Cromwell ont été trouvées par les archéologues dans les sous-sols du château...



Publié à 06:15, le 18/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Des Templiers à Sinclair Girnigoe (mardi 28.07, matin) 1/2

              Yann Sinclair nous avait prévenus : rendez-vous au parking de Noss Head pour le rassemblement et la visite du château en présence des archéologues et du chef de clan.

              Et en effet, sont au rendez-vous des gens de tous les horizons : Australie, Etats-Unis, Canada, France… La plupart d’entre eux sont liés aux Sinclair, les autres sont francs-maçons ou… Templiers. Il y a en effet demain une cérémonie dirigée par le Grand Prêtre.

              La visite est donc placée sous le signe de la spiritualité d’autant plus que nous sympathisons avec Jean-Marc, Français haut-placé dans l’ordre des Templiers et son fils Grégory. Avec simplicité et précision, Jean-Marc évoque la Vieille Alliance qui existe entre l’Ecosse (et plus particulièrement le nord de l’Ecosse), les Templiers et le clan Sinclair.

              Un point d’histoire ? La veille de l’ordre de répression prononcé par Philippe Le Bel, les Templiers ont fui, emportant avec eux une partie du trésor que convoitaient l’Eglise et l’Etat. Fait notoire qui excite notre intérêt, la fuite a eu lieu de La Rochelle. Quittant les côtes françaises, les Templiers ont trouvé appui chez leurs alliés Sinclair.

 

 



Publié à 07:10, le 17/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Whaligoe steps (lundi 27.07, après-midi)

              J’évoquais, à travers la peinture de Sarclet, l’éloignement relatif des petits ports de cette partie de la côte est et leur caractère inaccessible.

              Whaligoe, avec ses quelques 365 marches, constitue l’un des points les plus remarquables de la côte. Ces marches fournissent un bon exemple d’adaptabilité de l’homme au milieu le plus hostile.

              Dans le courant du 19° siècle, la tragédie des « Highland Clearances » (qui a meurtri tout particulièrement le nord de l’Ecosse) a produit de grands changements dans la société de l’époque : la nécessité économique d’aller en mer pour une large frange de la population a créé l’urgence de l’accès à la terre, même dans les endroits les plus inhospitaliers. La mer donnait du poisson, par endroits, la falaise autorisait un abri, un port naturel…

              Aux hommes de trouver le moyen d’exploiter cette offrande… En bas de la falaise, des régiments de femmes attendaient le retour d’une moisson d’un genre nouveau, elles ne comptaient pas leurs efforts pour « redresser la pente » et exploiter cette nourriture nouvelle qui les changeait des patates des berniques qui faisaient auparavant leur quotidien : des paniers, un treuil destiné à tirer les bâteaux vers le rivage, un bâtiment pour sêcher le hareng avant la grande remontée, paniers pleins, des 365 marches. Et les années passaient

              365 jours de pluie, de vent, de glace et de rares soleils assis au coin des marches…

 



Publié à 06:19, le 16/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Linguistique à Latheronwheel (lundi 27.07, après-midi)

 

              Marche dans le périmètre de ce petit port de Latheronwheel que je n'ai jamais vu... Situé entre Lybster et Helmsdale, il fait partie de la zone chère à l'écrivain Neil Gunn que j'ai déjà évoqué dans ce blog.

              J'ai, depuis que nous l'avons croisé à l'étape de Dunbeath, commencé la lecture en anglais de cet écrivain attentif à toutes les pulsations de sa région : vieilles pierres, cairns, brochs, ports, criques, tout me renvoie ici à des mots de Neil Gunn qui, par la variété de son vocabulaire, m'amène aussi à travailler le dictionnaire en main pour apprendre à nommer la réalité qui m'entoure.

              Chaque mot acquis est un pan du monde qui s'ouvre. C'est dans ce sens que je comprends le plaisir du linguiste, qui, pour reprendre une expression d'un certain Ferdinand de Saussure, examine la variété des « signifiants » pour dire le monde.

              Restons dans la même idée au fil d'une promenade qui nous amène d'abord le long de belles falaises rectilignes puis, en haut d'une colline assez escarpée, à un broch : alors que mon guide indique « Go up a steep stone scair... » (notez les sonorités !), je m'interroge sur la différence d'appproche du système de la langue en français par rapport au système de l'anglais. La traduction oblige à inverser l'ordre des représentations : « montez l'escalier en pierres raide »... ce qui tendrait à montrer que là où le français insiste sur la nature de la chose « l'escalier », l'anglais insiste d'abord sur l'impression qu'elle produit sur la conscience de celui qui la juge : « raide », « en pierre »...



Publié à 06:17, le 15/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Stacks of Duncansbay et « l’Ile au trésor » (lundi 27.07, matin)

 

                  Le temps écossais est aussi l'une des curiosités de la région. Il n'y a pas « un » temps écossais mais plusieurs et celui du nord n'est pas celui du nord ouest et encore moins du sud... L'Ecosse est un grand pays, traversé par des courants très variés du point de vue de la météorologie comme du point de vue mythologique ou linguistique...

              On se souvient encore de la chaleur quasi caniculaire d'hier, et ce matin, c'est une brume rampante qui rôde entre les maisons et sur les invisibles collines. La pluie s'est mise à tomber, mais elle s'interrompt aussitôt... « Patches of rain ».

              Nous prenons la direction de John o'Groats. Il est 9h00. Les trois châteaux de la baie des Sinclair (Sinclair Girnigoe, Ackergill Tower et Keiss) apparaissent à peine dans la brûme. Nous abordons le sentier qui monte aux Stacks of Duncansbay. La mer est plongée elle aussi dans une brume épaisse augmentée du vol velouté de quelque grosse mouette.          Des moutons épars fournissent un supplément de tricot pour ourler l'herbe du sentier.

              Les Stacks sont d'imposants éperons rocheux détachés de la haute falaise principale. Dans ce calme matin en suspension où passent en contre-bas les oiseaux de mer et les ombres de personnages de Stevenson (dont le grand-père a construit quelques grands phares comme celui de Duncansbay), je ne peux que les imaginer, ces récifs immenses propices au naufrage.

              Et l'île au trésor serait sur l'une des plages de sable blanc toute proches, accessibles seulement de la mer...



Publié à 07:35, le 14/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Highland games à Halkirk (samedi 26.07, journée) 2/2

 

              Au centre du terrain, inlassablement, un autre joueur de cornemuse, jeune fille aux joues gonflées, à l'œil fixe, assure le tempo pour les groupes de Highland dancers qui se succèdent et rivalisent dans des danses aux pas complexes. Les mains levées, doigts pincés comme pour imiter les cornes des cerfs, tout en grâce et en virtuosité, dressées sur la pointe des pieds, (je dirais des « pinceaux ») car elles dessinent un véritable tableau entre les deux épées qui leur imposent un cadre.

              Le clan Sinclair est réuni. Ou du moins ses personnages les plus importants et représentatifs. Ceux que nous connaissons, Ian, Kay, Graham, mais aussi ceux qui nous sont présentés à cette occasion : Malcolm, le chef du clan, Ron, l'éditeur de la revue, des membres rattachés au clan, Américains et Australiens.

              Plaisir aussi de revoir des amis venus là spécialement pour nous voir. Diana Mac Boyle qui était une de mes élèves à l'époque où j'enseignais à Wick (nous avons revu ses parents mercredi soir), Alison, à qui nous avons laissé un petit mot dans la boite aux lettres alors qu'elle était en déplacement à Londres pour son travail et qui nous avoue, l'air réjoui, que « les Highland games de Halkirk » sont ses premiers Highland games ! 

 

 



Publié à 07:10, le 13/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Highland games à Halkirk (samedi 26.07, journée) 1/2

 

              Le grand rassemblement du nord des Highlands a lieu cette année encore à Halkirk, à l'occasion des « Highland games ». L'occasion pour les athlètes de la région de s'affronter sur une vaste aire de pelouse verte, disons, sans chercher à vexer personne, de « gazon anglais » !

              Cyclistes, coureurs, danseuses, lanceurs de poids, de troncs d'arbres (« toss the cabber »), tout ces acteurs de la tradition si hauts en couleurs et majoritairement habillés du kilt rivalisent presque simultanément. Les juges occupent le terrain un peu partout et officient dignement sans se préoccuper ni de la foule ni des autres épreuves.

              Jeux d'origine tribale, fondés sur la force brute, la vivacité ou encore l'habileté. Le tout dans le fracas des cornemuses. Car régulièrement, le « pipe band » fait le tour du terrain et entonne un air traditionnel qui met le monde en joie. Tambours, houpettes, cornemuses. Et puis, aussitôt, les épreuves recommencent de plus belle : sur une estrade, isolément, un joueur mesure ses efforts, son souffle, ses notes, sa position, sous l'œil avisé d'un juge assis sur une chaise pliante.

 



Publié à 06:17, le 12/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Port de Sarclet (vendredi 25.07, soirée)

 

              Comme Whaligoe, Sarclet est un petit port de l'époque du « herring fishing » qu'il faut aller chercher à l'écart des grandes routes et même au-delà des limites de la civilisation. Cela s'explique par la configuration des lieux.

              La falaise est abrupte au bout de la route et les dernières maisons avec vue sur mer semblent marquer la limite extrème. Et pourtant, si on s'avance un peu plus vers cette lumière marine qui émerge au bout de l'horizon, on aperçoit une crique entre deux blocs de granite.             

              Sarclet est une ancienne anse équipée pour recevoir la flotille et traiter immédiatement les harengs. A la tombée du jour, un soir d'été, l'endroit est enchanteur. A plat ventre dans la bruyère en fleurs, on se délecte du bleu intense de l'eau, de l'herbe sucrée et mauve. Le regard navigue entre les teintes changeantes du bleu, vert, gris de la mer (en gaélique, le mot « mer » n'est pas fixe, il dépend des infinies nuances du jour et de l'eau...), il navigue, un peu à l'image des goélands qui s'amusent dans les courants ascensionnels.



Publié à 06:02, le 11/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Castle of Mey (vendredi 25.7, matin)

 

              Où sont les touristes? Pas rencontré un seul tout au long de nos marches, randonnées, expeditions. Les  seuls êtres vivants semblent être les oiseaux, phoques, coquillages, fleurs...

              Ce matin encore, une colonie de cinq ou six phoques nous a suivis le long de la balade de John'o Groats à Duncansbay. Ils apprécient visiblement le son de la voix et le sifflement.

              Mais, à la deuxième étape de la journée, Castle of Mey, les touristes réapparaissent... Pas très satisfaisant d'entendre un Français chantonner l'air de « Castorama » !

              La grande dame qui a habité les lieux jusqu'à son décès, la « Queen Mother », avait le sens de l'acceuil et de la simplicité. Elle avait acquis ce château qui appartenait à la famille Sinclair passablement désargentée en 1952, et elle avait entrepris de rénover le bâtiment.

              Elle en a fait son  séjour de vacances et le château est ouvert aux visiteurs à certaines périodes jusqu'à la venue du Prince Charles et de son épouse. Alors, branle-bas de combat pour les régiments prêts à servir sa grâcieuse majesté.



Publié à 06:15, le 10/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Les landes de Loch Jarrow (jeudi 24.07, soirée)

 

              Pénétrer dans les collines recouvertes de bruyère, c'était, je m'en souviens, l'une des fascinations que j'éprouvais en regardant des vitres du train les paysages de landes. Mais les gens me dissuadaient.... Dangereux, trempé, inaccessible, pas de sentier, de repères. Infesté de serpents et de « midges »... C'était pourtant là que passaient les grands cerfs et que se couchaient les plus belles lueurs au fond des lochs.

              Ce soir, au retour de Dirlot, on a repéré sur un guide de randonnée prété par Kathleen un trail qui pénètre au cœur de la lande. Jarrows trail.

              Le chemin est habilement arrangé. De grosses pierres plates permettent de franchir les zones marécageuses, et les signaux nombreux facilitent l'accès rapide à la plus haute colline qui domine la mer et le loch Jarrow. Un cairn indique aussi le sommet et rappelle également que les troupes rivales du clan Sinclair auraient campé là, la nuit qui précédait l'attaque contre les troupes du pays.

 

 



Publié à 06:26, le 9/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Dirlot Castle (jeudi 24.07, après-midi)

 

              De retour du manoir de Kay et Graham Dunnet, secrétaires du clan Sinclair et proches du Prince Charles, halte à l'un des endroits les plus étranges et fascinants du Caithness intérieur.

              Je l'ai évoqué dans l'un des articles consacrés à Sinclair Girnigoe. Le lieu est au cœur de la campagne. Quand le voyageur se penche au-dessus du mur du cimetierre, le regard tombe à pic sur la rivière qui fait un coude et se laisse entraîner vers les gorges qui s'enfoncent dans les profondeurs de la lande. En face du cimetière, un tertre du haut duquel un chef militaire ou religieux pouvait très bien tenir une assemblée.

              Ian affirme que, du fait de son orientation et de sa position sur le territoire, Dirlot Castle est directement lié à Rosslyn Chapel. Quand je venais là, les premières années, c'était parce que j'avais entendu parler du trésor enfoui tout au fond du puits de la rivière.



Publié à 06:20, le 8/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Old Pulteney Whisky (mercredi 23.07, après-midi)

 

              Wick n'est pas sur la whisky trail... Mais quel bon whisky ! Le Old Pulteney est le whisky de la distillerie de Wick.

              Elle remonte à 1826, période où s'amorçait la prospérité de Wick sous l'impulsion d'un dénommé Pulteney qui a saisi l'occasion d'un renouveau lié à la mer et aux bateaux.

              Dans cette partie de la ville affluaient les bateaux remplis des fameux « silver darlings » et une population de plus en plus nombreuse s'affairant sur les quais et se distrayant à petits coups de verres de whisky...



Publié à 07:32, le 7/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Magie sur la Wick River (mercredi 23.07, après-midi)

 

 

              Descendre le fil de la rivière jusqu'au mémorial de la bataille qui a opposé le clan Sinclair au clan Gunn, c'est franchir un pallier.

              Le sentier bien aménagé est bordé de grandes herbes, on s'éloigne peu à peu du centre ville, du clocher (ce clocher comme le clocher proustien m'indiquant à chaque retour que j'arrivais dans la ville si chère...), des jeux pour enfants, on suit les méandres de la rivière et du sentier, on en pénètre la réalité, chaleur des herbes touffues, courants bleus, fougères, oiseaux, petits lapins furtifs, moustiques, midges !

              La légende raconte l'apparition de la fée à un joueur de violon tout au bout de la balade. Mais il est encore trop tôt dans le grand après-midi de juillet et il faudrait attendre le coucher du soleil au-dessus de la Wick River et le splendide vacarme des mouettes au loin dans les grottes.

 



Publié à 07:18, le 6/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Envolée au large de Sinclair Girnigoe (mercredi 23.07, matin)

 

              10h00 du matin, 27-30 nœuds. Nous avons embarqué à bord d'un zodiaque propulsé à toute vitesse en direction de la baie des Sinclair. Le temps est radieux, la mer plate et transparente.

              Ralenti du côté de Staxigoe. La colonie de phoques que nous avons cherchée mardi dernier est toujours installée à Staxigoe comme je l'y ai toujours connue, mais elle est dissimulée derrière une bande rochers. Passer au large, c'est comme lever le voile et les surprendre dans l'intimité. Quelques uns persistent à se dorer sur les rochers, les autres plongent aussitôt et dressent une tête inquiète et curieuse.

              Accélération jusqu'à Sinclair Girnigoe. Moment sacré d'autant que sont à bord à nos côtés Ian et les deux archéologues qui travaillent sur le site et nous ont rejoints. C'est le château tel qu'il apparaissait de la mer qui se dresse sous nos yeux dans l'éclairage éclatant du soleil.

 

              Je pense avec un sourire à la scène où Sheumas prépare le mauvais coup à destination de Rebecca et de Lou dans le Ceilidh. Jenny me demande de lui rappeler la situation de la plage. C'est justement la petite plage de Sandigoe qui permet l'accès au château et nous y sommes précisément...



Publié à 06:18, le 5/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Bucholie Castle (mardi 22.07, après-midi)

 

              Sans doute l'un des endroits les plus magiques de la côte. D'autant plus magique qu'aucun panneau, aucun guide ne l'indique précisément. J'ai, depuis le début où je l'ai découvert en rôdant muni d'une carte topographique, l'impression de l'exclusivité.

              Bucholie est le nom d'un château viking en ruines. Les vikings ont occupé le nord de l'Ecosse à partir du VIII° siècle et le Caithness constituait pour eux un point stragique important. Le voyageur sera surpris par le nombre de lieux dont l'origine étymologique est nordique. Scrabster, Wick, Staxigoe, Thrumster...

              Bucholie se dresse sur un monticule quasi séparé de la côte et la teinte rouge des pierres de la grande falaise en contre-bas jette un éclat sanglant sur la haute silhouette. De là-haut, d'après la légende, Sweyn le viking plongeait et remontait à la force des bras, à l'aide d'une corde suspendue dans le vide.

 



Publié à 06:16, le 4/09/2008, dans Voyage et écriture,
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Sinclair Girnigoe Castles (lundi 21.07, après-midi) / 4/4

 

              Détour par le Da Vinci Code qu'il est intéressant de relire dans la perspective symboliste et avec cet apport intéressant que livre l'expérience écossaise des Templiers. Pour des compléments d'infos, je donne l'adresse du site suivant que m'a indiqué Ian : http://www.princehenrystclair.com/

              « Le pentacle était à l'origine un symbole pré-chrétien lié au culte de la nature... la caractéristique la plus étonnante du pentagramme étoilé - l'origine graphique de ses liens avec Vénus... La planète trace tous les quatre ans un pentacle parfait dans le ciel écliptique. » Et en note : « Pentacle ou pentagramme étoilé : figure talismanique représentant une étoile à cinq branches, souvent chargée de signes magiques »



Publié à 06:15, le 3/09/2008, dans Voyage et écriture,
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