Aventures dans le Caithness et le Sutherland
Dans le prolongement de deux années d'étude en Ecosse et de la publication il y a deux ans d'une fiction que j'ai imaginée dans la région des Highlands, le bilan d'un voyage de "retour au pays" !

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Linguistique à Latheronwheel (lundi 27.07, après-midi)

 

              Marche dans le périmètre de ce petit port de Latheronwheel que je n'ai jamais vu... Situé entre Lybster et Helmsdale, il fait partie de la zone chère à l'écrivain Neil Gunn que j'ai déjà évoqué dans ce blog.

              J'ai, depuis que nous l'avons croisé à l'étape de Dunbeath, commencé la lecture en anglais de cet écrivain attentif à toutes les pulsations de sa région : vieilles pierres, cairns, brochs, ports, criques, tout me renvoie ici à des mots de Neil Gunn qui, par la variété de son vocabulaire, m'amène aussi à travailler le dictionnaire en main pour apprendre à nommer la réalité qui m'entoure.

              Chaque mot acquis est un pan du monde qui s'ouvre. C'est dans ce sens que je comprends le plaisir du linguiste, qui, pour reprendre une expression d'un certain Ferdinand de Saussure, examine la variété des « signifiants » pour dire le monde.

              Restons dans la même idée au fil d'une promenade qui nous amène d'abord le long de belles falaises rectilignes puis, en haut d'une colline assez escarpée, à un broch : alors que mon guide indique « Go up a steep stone scair... » (notez les sonorités !), je m'interroge sur la différence d'appproche du système de la langue en français par rapport au système de l'anglais. La traduction oblige à inverser l'ordre des représentations : « montez l'escalier en pierres raide »... ce qui tendrait à montrer que là où le français insiste sur la nature de la chose « l'escalier », l'anglais insiste d'abord sur l'impression qu'elle produit sur la conscience de celui qui la juge : « raide », « en pierre »...


Publié à 06:17, le 15/09/2008, dans Voyage et écriture,
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glouglous...

C'est vrai que certains mots nous remplissent la gorge ou la bouche, roulent sur notre langue, s'échappent dans les narines ou sur les lèvres... étonnants, ces plaisirs de linguistes, isn't it ?

Publié par Anonymous à 09:27, 16/09/2008

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