Aventures dans le Caithness et le Sutherland
Dans le prolongement de deux années d'étude en Ecosse et de la publication il y a deux ans d'une fiction que j'ai imaginée dans la région des Highlands, le bilan d'un voyage de "retour au pays" !

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20.08. Plein ciel (Dimanche 20.07, soirée)

 

                Don Mason... J'ai évoqué il y a deux ans, lors du précédent voyage en Ecosse, la figure de cet ancien aviateur de la Royal Air Force que nous connaissons depuis une vingtaine d'années déjà...

            Au retour de Tongue, nous lui rendons visite à Thurso... Don a aujourd'hui 87 ans et reste un homme vigoureux et passionnant à écouter. Sa réflexion porte davantage sur l'atrocité de la guerre et des expériences terribles que réserve souvent l'existence. Don a traversé des épreuves effroyables dans sa vie militaire mais aussi dans sa vie personnelle.

             Il nous montre le bilan écrit qu'il a réalisé pour un journaliste : il y évoque notamment l'horreur du combat aérien. L'écriture est serrée, subtile, nourrie d'un vocabulaire  précis et nuancé qu'il me faudra approfondir, dictionnaire en main.  A ce stade, la finesse de la pensée passe par le raffinement du vocabulaire.

Don est un amoureux du ciel bleu, des avions et du "vol de Pégase" comme il l'écrit.

             Petit, il découvre avec émerveillement le monde de l'aéronotique, dessine compulsivement des avions. La guerre est déclarée. La France fait appel aux alliés. Il sort de sa première école de pilotage, il est jeune, il s'engage dans ce "combat pour la Liberté".

             Au cours d'un vol, son avion est touché au-dessus de l'Atlantique nord. Situation désespérée. A peine le temps de sortir le dinkie pour sauver les deux hommes qui composent l'équipage. Mais l'un d'eux a le fémur brisé.

             Don se débrouille alors pour l'allonger à l'intérieur d'un brancard de fortune qui occupe toute la longueur du dinkie. Il n'y a plus de place pour lui. Alors, à l'aide d'un couteau, il donne un coup dans le réservoir. Le carburant s'échappe dans l'eau froide et fournit aussitôt une gaine de liquide plus tiède que l'eau froide. C'est dans ces conditions extrèmes que Don et son  compagnon attendront les secours qui mettront 52 heures avant d'arriver.

             Automne 2001, Don apprend que son compagnon d'infortune installé en Australie est en train de mourir d'un cancer et le réclame : il fait le voyage et arrive à temps pour lui serrer une dernière fois la main et lui rappeler que la mort a déjà été assez bonne avec l'un et l'autre...


Publié à 03:57, le 20/08/2008, dans Voyage et écriture,
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merci

Merci pour cet émouvant témoignage... toi comme moi connaissons les épreuves, n'est ce pas ?
je t'embrasse de tout coeur


Publié par Nous3auxstates à 05:23, 20/08/2008

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